Jean François Zanette

Jean François Zanette Jean-François Zanette n’est pas novice en substance poétique. Sa verve est une science exquise dont chaque mot pesé nous est versé dans la coupe. Sa fine écriture est ici mise en valeur par des chœurs dionysiaques récitant inlassablement l’état de recommencement du poète : son éternel retour, son ivresse.
La poésie, dit-il, est le meilleur moyen « pour supporter l'asile de fous que d’autres nomment « société », dans lequel nous sommes tous égarés et témoins de l’incurable ineptie ». Il aime les contrastes et c’est pourquoi il revendique à travers l’architecture volontairement classique de son écriture les droits à la modernité et à la liberté, paradoxe apparent. La poésie n’est-elle pas clé des transmissions ?
Par ailleurs, avec son ami niçois Fred Garcias (chanteur et compositeur), ils ont fondé le groupe de chanson française « DARCAN » dont il est le parolier.

« Les Chansons de l’Échanson » est le deuxième recueil édité après « L’archipel des solitudes » chez Flammes Vives.
Jean-François Zanette, avec son ouvrage des vignes, est le Lauréat 2008 du concours des « Premières Gouttes d’Or de la Poésie », organisé par l’association toulousaine : « Du Souffle sous la Plume ».

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Articles

L'archipel des solitudes - édition 2008

Prix jean Aubert 2007
En vente sur le site de Flammes Vives http://www.flammesvives.com

La lecture de « L’archipel des solitudes » ne laissera personne indifférent. Chacun plongera au sein même de l’émotion, en s’identifiant souvent aux personnages vivants ou disparus, réels ou fictifs, mais dont la chair poétique palpite…
L’auteur nous plonge en plein cœur de ses univers, de ses images, de ses situations, en s’appuyant sur un discours sombre et lumineux à la fois. La solitude est une prison glacée où l’on vit parfois à plusieurs mais l’auteur achève son recueil par un quatrain intitulé « L’espoir ».

L'archipel des solitudes - Article "Les coulisses", Arts et lettres de France - juillet 2008

Jean-François Zanette jongle avec les mots et les symboles. Il invente et s’impose des règles draconiennes qu’il applique avec une aisance élégante. Il a une prédilection pour Satan, les chats noirs à son image, les rimes en « ique » ou en « ule ».
Bien sûr, ses thèmes peuvent paraître très sombres, très pessimistes (cf. : « La commémoration », petit chef d’œuvre d’amertume et de méchanceté).
Il me semble cependant que, derrière cette façade austère, se cache beaucoup d’humour et de soif de vivre.
Solitude ? sans doute. Mais il y a des solitudes si enrichissantes, si gratifiantes…
… et puis les quatre derniers vers, à eux seuls, remettent tout en question.
Claude-Adèle Gonthié

L'archipel des solitudes - Article Missives - décembre 2008

S'il est aujourd'hui un poète authentique dont les règles strictes de la prosodie n'entravent nullement l'inspiration, c'est bien Jean-François Zanette qui trouve parfois des accents baudelairiens pour dire la solitude de l'être humain et l'impossible communion entre les hommes, sans pour autant désespérer... L'amour constat que
"Vie et mort ne sont que prémices
Où se disperse la raison."
et si "le cap qui conduit aux ténèbres" empêche de connaître "la fin de la chanson", si l'incertitude imprègne jusqu'au "brillant simulacre" du sacre royal, quand bien même "au-delà de l'espace" la damnation originelle poursuivrait-elle l'humanité, il restera toujours l'espoir sur lequel se clôt le recueil, juste au seuil d'un quatrain cri d'amour.
Claude Cagnasso

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