Né à Saintes en 1946, lauréat du Salon International de la Recherche Photographique, réalisateur vidéo, animateur pendant dix ans d'une émission de jazz, créateur d’un site internet pour la défense du patrimoine populaire local, Jacques-Edmond Machefert a longtemps “sévi” dans le monde de l’audiovisuel. Une sélection au festival de Biarritz pour un film de formation, et un reportage sur les racines béninoises du vaudou, constituent les temps forts de cette période.
En 1996, sans pour autant abandonner sa passion pour l’image, il “entre en littérature” et publie “Oh ! Marylou”, évocation nostalgique et gourmande des années soixante, avec une préface de Jean-Louis Foulquier. Ce premier roman est suivi par un conte fantastique fortement épicé (La gabiroute), une savoureuse saga familiale et villageoise (Roméo et Scarlatine), un recueil de nouvelles (Les contes de l’entreprise) prenant pour cible “l’univers impitoyable” du travail. Pour l’occasion, il crée les éditions de La Sermazelle qui rééditent ses romans épuisés, notamment “Les amants du mort d’eau”, et publient “Le jour de foire est arrivé”, un polar noir et sarcastique avec en toile de fond, la traditionnelle foire de Saintes. Ce dernier roman reçoit en 2006, le Prix de la Société des Lettres de Saintonge et d’Aunis. Enfin, en 2007, après l’élection du “Grand Communicateur”, l’auteur publie son septième roman, une satire politico-sociale sous forme de pastiche de science-fiction : “La solitude du communicateur de fond”.
Les lecteurs de J-E Machefert apprécient essentiellement son style direct et imagé (c’est la moindre des choses pour un cinéaste et photogarphe), son humour impertinent, sa plume à la fois tendre et féroce. En vérité, il aime surtout “raconter des histoires”.
