Rezolib » Poésie » Plume de Fée

Plume de Fée

Véronique AUDELON
Vendu par Véronique AUDELON
Accéder à sa page perso
Ajouté le 15/07/2010
Parution 2010
Editeur Véronique AUDELON
N°ISBN 978-2-9187940-0-4
Format 122 pages - 11,0x20,0cm
Avis des lecteurs Aucune note attribuée
Aucun avis posté - Ajouter votre avis
11,41 € Frais de port offerts
Ajouter au panier

Synopsis

Composé de poèmes “tout neufs”, mais également en début de recueil de poèmes endormis depuis très longtemps au fond de mes tiroirs... Recueil,
contrairement aux autres, où se cotoient des thèmes très divers, du sérieux au léger... voire même l'humour !

Nostalgie, "Mon enfance m’appelle", "Les chemins du souvenir", "Parce ce que je ne peux plus"... Tristesse, "La complainte de la fille de joie",
"La petite vieille", "Le vieux soldat", "La Femme", "L’esclave", "Le clochard"... Souffrance, "L’image perdue", "Et si grand-mère savait",
"Semblant", "Le monstre"... Colère, "M’sieur l’Juge", "Assassin", "L’infini", "Intolérance"... mais ausi Joie, "Franquébécoise",
"Les couleurs du Québec", "Cerise", "Une fille de soleil"... Passion, "Ma douce Provence", "Québec mon Amour", "Naisance du poème",
"Les baigneuses de Renoir"... et Sourire, "La Marquise et le Marquis", "Proposition", "Irrésistible", "À la tombée de la nuit",
"Rendez-vous"... un patchwork d'émotions que je vous invite à découvrir au travers des quatre-vingt-sept poèmes de ce recueil...

Extrait

UN ÉTRANGE ANIMAL…

Il porte le nom d’humain,
Dit que la Terre lui appartient,
Et s’il en est de plusieurs couleurs,
Le blanc, aux autres, se croit supérieur !
Capable du meilleur comme du pire,
De sacrifier sa vie ou de trahir,
De conjuguer le verbe Aimer
Aussi bien que le verbe Haïr,
Il n’a d’ennemi que lui-même,
Avec comme seule arme : la Haine !
Capable de sauver dans un élan du coeur
Ou de tuer sur un coup de colère,
De pleurer la mort d’un ami, d’un enfant,
Et d’exterminer des millions de gens,
Il peut s’arrêter un jour
Pour la naissance d’un Enfant Divin,
Et dès le lendemain
Tuer l’Amour !
Rêvant de Liberté
Mais ne sachant qu’Asservir,
Il ne retient pas les leçons du passé,
Ne sait pas préserver l’avenir !
Avec comme seule réponse : la Guerre,
De la violence à l’horreur,
Pour conjurer sa peur,
Il a inventé la Prière !
*-*-*-*-*-*

NAISSANCE DU POÈME…

Les lettres en robe du dimanche
Dansent sur la feuille blanche,
Les coquines voyelles rieuses
Chatouillent les consonnes trop sérieuses,
Les points d’exclamation
Et les traits d’union
Jouent à saute-mouton
Sans leur veston !

Dans la marge,
Maître plume en rage,
Exige d’une voix exaspérée
Le silence de l’assemblée…
Tenez-vous tranquilles Mesdemoiselles,
Lissez vos tabliers de dentelle,
Et vous, Messieurs,
De grâce, un peu de sérieux !
Nous sommes au service d’un poète
Qui fait chanter les lettres muettes,
Entraîne les syllabes pudiques
Dans une valse orthographique,
Apprivoise les mots fougueux
Tel un dompteur majestueux !

Et de l’aube au crépuscule,
En majuscules, en minuscules,
La fine main du génie
Caressera vos formes arrondies
Pour créer l’instant suprême
Suspendu dans l’éternité,
Qui verra naître le poème
En pleins et en déliés !
*-*-*-*-*-*

LES BAIGNEUSES DE RENOIR…

La lumineuse transparence
Nimbant d’un lumière divine
Les baigneuses immortelles…
Statues virginales
Au teint de porcelaine,
Au regard malicieux,
Au rire cristallin
À peine sorti de l’enfance,
Aux courbes généreuses,
Aux gestes sensuels,
Offrant leur jeune corps
Aux caresses de l’eau,
Le soleil mutin
Croquant à belles dents
Leur nudité dévoilée !
*-*-*-*-*-*

LA FEMME…

La Femme…
Garde au fond de l’âme
Des cascades de larmes
Qui déferlent sur son cœur
En torrents de désespérance,
Lorsque son corps vole en éclats
Sous les coups de… l’homme !

La Femme…
Masque derrière son sourire
L’enfer de sa vie,
La honte et la peur
Qui inondent ses nuits,
Lorsque son corps vole en éclats
Sous les coups de… l’homme !

La Femme…
Cache sous ses habits
Son corps meurtri,
La marque de l’esclavage.
Au fer rouge dans sa chair
L’homme a écrit :
Ça m’appartient !
*-*-*-*-*-*

L’ESCLAVE…

Il suffirait
De la douceur d’une main
Caressant mes cheveux,
De mots tendres murmurés,
De lèvres brûlantes
Déposant sur ma peau
Le désir enflammé
D’un amant impétueux,
D’un regard amoureux
Enluminant ma beauté
D’une passion partagée,
D’un corps pesant sur le mien
M’emportant au septième ciel,
D’une bouche gourmande
S’abreuvant au calice de mon corps,
De nos chants d’amour lascifs,
De nos peaux enroulées
Epuisées de plaisir,
Enlacées jusqu’aux lueurs de l’aube…

Pour que je devienne une femme,
Pleurait doucement l’esclave
Derrière les murs du harem !
*-*-*-*-*-*

RENDEZ-VOUS…

C‘est un homme séduisant
Au sourire avenant,
A la soixantaine élégante...
Nous nous rencontrons
Assez souvent,
Ensemble, nous passons
Un moment charmant...
Nos conversations sont enjouées,
Souvenirs d’enfance,
Les enfants, le temps,
Les sujets ne nous manquent pas,
C’est vrai que nous nous connaissons
Depuis plus de dix ans...
Nullement pressé
Il a toujours du temps pour moi,
S’intéresse à ce que je fais,
S’inquiète de ma santé...
Les minutes passent, agréables,
Mais il me faut partir...
Il se lève, ouvre la porte,
Me glisse dans la main
Un petit mot écrit
Spécialement pour moi,
Me sourit, me dit à la prochaine fois,
A mon tour, je lui donne
Un petit... chèque...
« Au revoir, Docteur ! »

© Véronique AUDELON

REZOBOOK 507 678 670 RCS TOULOUSE - Copyright © 2010 Rezobook.com - CMS