| Vendu par | Black-out Accéder à sa page perso |
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| Ajouté le | 19/07/2010 |
| Parution | 2008 |
| Editeur | Black-out |
| N°ISBN | 9782916753058 |
| Format | 222 pages - 11,0x18,0cm |
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« À l’Américaine, ou comment s’est écrit : Le Cœur sur la main ».
Titre à rallonge pour romance sanglante d’asocial un peu cintré.
À l’américaine, pourquoi ? Parce que tous les esprits sont désormais dirigés, modelés, façonnés par les idéaux américains, et préférentiellement par tous les clichés et stéréotypes issus des films hollywoodiens aux budgets surdimensionnés, bourrés de cascades en tous genres, de meurtres abominables et de sexe à la limite de la pornographie. Alors pourquoi ne pas profiter de cette puissante déferlante pour écrire un roman dans la même veine, à l’américaine ? Et bénéficier un peu du rejaillissement des succès du box office ? Fonctionner « à l’américaine », c’est aussi une manière employée par certains réalisateurs pour proposer leurs films aux producteurs, ne présentant seulement que des trames, que de vagues synopsis de scénarios. Pascal Forbes part de ce principe pour décrire la romance, l’histoire d’amour qu’il a la ferme intention de raconter, d’écrire avec ses tripes, d’une traite, sans prendre de repos, se laissant emporter par son inspiration oscillante. Le lecteur est ainsi absorbé dans le monde de la création littéraire naïve, réalisée pour plaire aux masses, sans message philosophique, sans questionnement ardent sur la tournure que prend notre monde, un ovni littéraire créé pour divertir d’un côté, et de l’autre, affranchir sans leçon ni morale les lecteurs sur le cheminement tortueux de la rédaction pure, entre l’imaginaire contrôlé et le résultat fuyant...
http://www.les-editions-black-out.com/A-l-Americaine-P-Forbes,429.html
Format : 11 x 18 / ISBN : 9782916753058 / 222 pages / 12 euros
El Nabo, chef du Gang des « Pistoleros Floros » ou « P.F. », Chicanos de Los Angeles, s’éveillait complet. Il se prélassait voluptueusement - en caleçon Boss - dans son waterbed blanc à baldaquin blanc entre deux putes mexicaines de luxe. Deux gazelles à deux mille dollars de l’heure. Et donc par la force des choses beaucoup plus voluptueuses que leur locataire… Les loches à l’air, les deux garces s’amusaient à effleurer de leurs mamelons dressés toute l’anatomie sèche, baraquée, gonflée - ou tuméfiée - du petit chef de gang, toute la surface de sa peau peinturlurée de tatouages et marquée des galons de son Organisation. Ça, depuis un front dégarni, jusqu’à une plante de pied plat, en passant par tous les intermédiaires bien sûr, des zones les plus érogènes à celles qui ne l’étaient pas vraiment (tel que le coude ou la cheville)... Et lui, le petit type tout-puissant, il se pavanait, s’extasiait ostensiblement sous les caresses effrénées de ses deux hôtesses à deux mille dollars de l’heure. Deux mille dollars de l’heure ! De chères et chaudes hôtesses… qui, pour encourager El Nabo à se laisser aller, gloussaient, ronronnaient, mugissaient d’une extase pastichée, comme le font les femmes qui ne prennent plus de plaisir au lit, c’est-à-dire faussement, mal joué, à contre-temps et parfois même à contre-emploi…
Âcre simulacre…