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Par Amour...

Isabelle Aubert
Vendu par Isabelle Aubert
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Ajouté le 19/08/2011
Parution 2010
Editeur Isabelle Aubert Editions
N°ISBN 978-2-9537900-0-9
Format 209 pages - 11,0x17,0cm
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Synopsis

"Au moment où je franchis les portes de la station, je perçus un remue-ménage derrière moi. Pas besoin de me retourner, je savais que l'homme au complet gris venait de s'effondrer. [...] Le soir même, on annoncerait aux informations que le magnat de la finance Joseph Attonmann était mort d'une brutale mais définitive crise cardiaque. Encore un contrat rempli."
Tueur à gage sans état d'âme depuis quinze ans, Benjamin accepte un contrat visant une jeune héritière prénommée Rachel.
Il ne s'attendait pas à rencontrer l'Amour. Il se retrouve soudain tiraillé entre ses remords et l'amour qu'il ressent pour celle qu'il était censé tuer.

Extrait

La scène se passe à la bibliothèque de l'université, où Benjamin utilise une approche audacieuse afin d'en apprendre davantage sur sa cible. La situation va évoluer d'une manière qu'il n'avait pas prévu.


"Volontairement, je pris un sandwich en sortant du TD du professeur Garnier, afin d'arriver le premier à la bibliothèque. Non pas que je craignisse du monde, mais je prenais déjà le risque de me faire remarquer à la bibliothèque, Rachel pouvait m'avoir aperçu en cours et faire le lien si elle me voyait seul, si en plus j'arrivais après elle, cela finirait peut-être par attirer son attention, et ça, c'était mauvais pour moi.
[...]
« Excuse-moi. Tu n'étais pas au TD du Professeur Garnier de ce matin, par hasard ? Je crois bien t'y avoir vu. »
La glousseuse !! Avec le ton minaudant qu'elle avait pris, je savais maintenant que le choix de la place n'était pas une coïncidence. Et j'avais appris que je m'étais fait remarquer. Bien obligé de lui répondre.
« Oui, en effet. Pourquoi ? »
La question allait peut-être lui clouer le bec.
« Oh, je voulais être sûre que je ne te confondais pas avec un autre, répondit-elle. Et je me disais qu'on pourrait peut-être faire le questionnaire ensemble. »
[...]
« Je pense que j'ai été clair : je travaille seul. Vu ? »
Ton péremptoire à dessein. J'avais choisi la troisième solution. Pas forcément la meilleure. La glousseuse cessa de glousser, et me fixa d'un air interdit. Rachel me dévisageait, le visage mi-contrit, mi-réprobateur. Cette fois, plus de doute, j'étais repéré. Et pas en bien.
« C'est pas la peine d'être aussi désagréable ! »
Vexée, la glousseuse. Si je ne m'excusais pas, elle m'éviterait. J'avoue que cela m'aurait fait plaisir. Le problème, c'est que Rachel risquait bien d'en faire autant, et ça, ça ne m'arrangeait pas.
« Écoute, je suis désolé d'avoir été si brusque, mais je n'aime vraiment pas travailler en groupe. Si tu veux bien faire preuve de compréhension...
- Je pense qu'on peut comprendre, intervint Rachel. On va te laisser travailler tranquille.
- Mais, je... protesta la glousseuse.
- Nicole, laisse-le tranquille ! Tu vois bien que tu l'agaces. »
Merci Rachel ! Nicole se le tint pour dit, et se mura dans un silence outré. Je me penchai de nouveau sur mon questionnaire, en apparence tranquille, mais mon cœur battait la chamade. Je voulais attribuer cela au fait que j'avais failli compromettre mon contrat, mais je sentais qu'il y avait autre chose, j'étais troublé, mais j'ignorai par quoi. Devoir un service à ma cible, peut-être ?
[...]
Nicole quitta la table, nous laissant seuls Rachel et moi. Un étrange silence s'installa. Je sentais le regard de Rachel peser sur moi. Elle finit par rompre le silence.
« Je suis désolée, commença-t-elle.
- De quoi ? » J'étais surpris par son intervention, c'est pourquoi je lui répondis alors que j'aurais dû me taire.
« J'ai bien l'impression qu'on t'empêche de travailler, avec nos bavardages.
- Tu veux dire : ses bavardages à elle ? » Rachel me sourit doucement. Elle avait un si doux sourire.
« Elle n'est pas désagréable quand on la connaît, c'est juste qu'elle est un peu exubérante.
- Tant qu'elle ne m'adresse pas la parole, ce qu'elle raconte ne me dérange pas.
- Mais tu n'as pas beaucoup avancé...
- C'est juste que j'ai eu un peu de mal à m'y remettre, mais c'est bon, j'ai retrouvé mon rythme de croisière.
- Et je te dérange. Excuse-moi.
- Pas de souci. »
Mais quel idiot ! Continue encore deux minutes dans cette direction, et ce soir, elle te tape sur l'épaule en te disant « à demain ». Il fallait arrêter les frais tout de suite. Malgré tout, je ne pouvais décemment pas partir maintenant, le risque de laisser une très mauvaise impression et donc un (mauvais) souvenir était trop grand. Nicole revint. Je me laissais alors absorber par mes recherches, ne m'occupant plus de savoir ce que Rachel et sa copine pouvaient bien se raconter.
La méthode fut efficace... Dans un sens. Cette brillante idée ne m'avait rien appris et je m'étais fait repérer. Néanmoins, peut-être que cela produirait des effets positifs dans le temps. C'est-à-dire qu'elle trouve-rait sans doute normal de me voir graviter autour d'elle à la fac, sachant que nous suivions certains cours ensemble.
Une heure passa rapidement. Je regardais ma montre fréquemment. Le prochain cours était un amphi, et vu le monde, il y avait intérêt à arriver un peu en avance si on voulait choisir sa place.
Je surpris un regard de connivence entre mes voisines. Non, ne leur demande pas pourquoi !
« J'ai mis une alarme à 14h40 sur mon portable. Je te préviendrai quand il faudra y aller. »
Rachel.
« Merci. » lui dis-je sans me retourner, pour ne pas qu'elle voit mon trouble."

Revue de presse

Un article dans l'édition 95 du Parisien (en février 2011) et un article dans le "garges notre ville" de février 2011
Les deux articles sont visibles sur le site lepostscriptum.perso.sfr.fr

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